Et voilà une de mes premières mosaïques contemporaines (entendre non figuratives hum)
D’abord, la préparation du support, ici une récupération d’un cadre à dessous de plat trouvé ainsi sans carrelage initialement prévu je suppose. Ça m’arrange : les montants en bois remontent légèrement et vont marquer ainsi les délimitations des tesselles de mosaïque.
Des petits clous à demi enfoncés, puis recourbés au marteau, une couche de mortier (colle à carrelage) passée dessus pour aplanir la surface.
Les matériaux :
- Pâtes de verre Albertini, et Orsoni vues
précédemment. Pâtes de verre, style émaux de Briare avec filets de doré inclus.
- Morceaux de laitiers (résidus de la fabrication d’acier, dans les hauts fourneaux). Ces « cailloux » ont été trouvés sur un site de friches dans l’Est de la France où se trouvaient des hauts fourneaux de la sidérurgie, il y a plus de 50 ans. Ces morceaux sont des résidus de la fonte des minerais contenant beaucoup de silice (d’où l’aspect de verre). La fonte d’acier à haute température était séparée de ces résidus, qui étaient considérés comme des déchets.
- Écorces de bouleau (Le bouleau pousse sur les friches « industrielles » ce qui explique le choix de cet arbre dans la mosaïque. L’idée est de garder la thématique couleurs / arbres / matériaux, pour obtenir une unité dans la réalisation de ce projet.
- la Pierre est un calcaire mat.
En cours de réalisation
Et terminée : Dimension 34 cm x 24 cm
Une fois bien sèche, chaque matériau reçoit une finition adaptée. Les morceaux de calcaire (stuc) sont badigeonnés de blanc d’œuf (sans faire mousser). Les écorces sont vernies avec un vernis mat.
C’est très très beau…
Merci Geneviève pour tous tes commentaires du jour, j’ai vu que tu avais fait une belle balade