Si vous me suivez sur Instagram, vous avez dû voir que je suis rentrée depuis peu et repris le chemin de l’atelier. D’ailleurs à propos d’instagram, il y a une nouvelle fonction qui permet de faire des petites vidéos à la façon de snapchat que j’ai commencé à utiliser. C’est assez spontané et je partagerai ainsi avec vous des choses du quotidien, qu’elles soient à l’atelier ou ailleurs, comme cela ne dure que 24h c’est plutôt sympa.
Un petit retour de vacances donc. Cet été contrairement aux années passées, nous n’avons pas loué de gîte en famille. Nous sommes partis par petits morceaux, à trois (moi et mes garçons), à 6 (avec Fred et ses enfants), ou simplement à deux. Quand nous étions 6, nous avions décidé de faire des activités autour de chez nous. Il y a de jolies choses à faire ou voir et nous ne prenions pas le temps de le faire. Nous avons emmené les enfants faire quelques visites. A une heure de route, près de Laval (à Cossé-le-Vivien), se trouve le musée Robert Tatin. Nous avions prévu de partir deux jours en famille en Mayenne afin de conjuguer cette visite à une autre (Le musée des arts naïfs et singuliers) dont je vous parlerai aussi. Le fait de dormir sur place a fait de ces deux petits jours une halte dépaysante plutôt très chouette. Pour faire avaler la « pilule » de ces sorties « culturelles », nous avons passé une après-midi dans un complexe aquatique. Tout le monde était content.
J’avais à propos de Robert Tatin, l’idée d’un artiste « art brut » façon « le facteur cheval ». J’ai découvert un artiste complet, pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur. On ne voit sur Internet souvent que l’immense réalisation architecturale de la fin de sa vie dans laquelle d’ailleurs se trouve le musée : la maison et les jardins de Robert Tatin. Or cet homme a fait beaucoup plus que cela ! Il a énormément peint, dessiné, fait de la lithographie, de la sculpture et de la céramique (et j’ai adoré son travail avec la terre et les pigments). Il a parcouru le monde et fréquenté des grands artistes (Prévert, Breton, Giacommeti, Cocteau, Dubuffet,…) exposé à Paris, Sao Paulo. Je ne vous détaille pas plus sa biographie, vous pourrez trouver cela sur le site du Musée (et encore c’est beaucoup plus détaillé et intéressant lors de la visite on se sent petit et humble devant le travail de cet artiste).
La visite de la maison est à recommander, elle est restée telle qu’elle était avant sa mort. Malheureusement les photos étaient interdites, mais l’artiste a également fait des choses simples et belles dans sa maison qui est toute petite. L’intégration de morceaux de faïences parfois cassées dans les murs les plans de travail. Souvent je remarque que les artistes ne s’encombraient pas d’une maison immense, le travail se fait sur des médias divers (ici murs extérieurs, sur les toiles), tandis que l’intérieur de la maison possède le minimum de confort. J’avais déjà remarqué cela chez Claude Huart artiste peintre graveur rencontré l’an dernier.
La grande réalisation de Robert Tatin est donc sa maison, où l’on accède par l’allée des Géants, Géants par la taille mais aussi parce qu’ils représentent chacun la vie de Tatin, les personnages (symboliques ou réels) qui l’ont marqué. De la figure de Dana (déesse de la fertilité) à Henri Rousseau (le douanier) ou André Breton.
Toute son oeuvre est une allégorie à être soi, à regarder les choses avec un regard neuf, ouvert, j’ai été particulièrement touchée par ce qui se dégage de ce message.
Avant de vous laisser avec des photos, je reprends une citation qu’il est bon de dire parfois à voix haute :
« …Il n’y aurait qu’à regarder et à voir, si tu peux regarder et voir tes propres yeux : tu sais peindre. Il n’y a pas à savoir dessiner, tu vois bien, alors tu trouves les moyens de dessiner à ta mode. Il s’agit de trouver par toi-même tes propres signes »
Robert Tatin
La maison vu de loin
L’allée des Géants est en rénovation, les statues doivent être rénovées tous les dix ans, elles perdent leurs couleurs d’origine assez vite.
La maison, rénovée à partir d’une ferme en ruines, complètement transformée. Devant la tombe de Robert Tatin dans le jardin.
Entrée symbolique du musée, ce dragon est le gardien de la connaissance.

Le jardin ou sorte de patio à l’intérieur de la maison, On accède à de multiples salles de chaque côté dans lesquelles sont exposés dessins, peintures, céramiques, vêtements créés par l’artiste.
Les détails décoratifs sont présents dans les moindres recoins.
Quelques réalisations en céramique, j’aime beaucoup ces personnages comme une famille qui symbolisent l’humanité, ainsi que le dragon. Éléments de l’entrée de la maison.
Petits détails au sol.
Je vous conseille cette visite, à savoir que vous pouvez la conjuguer avec un petit musée à Laval dont je vous parlerai aussi. J’ai envie de partager avec vous ces jolies découvertes.
A bientôt pour un retour en douceur. Très belle journée.











